La presse locale au coeur de l’environnement

La presse régionale n’a pas loupé le coche du vert. Avec une proximité plus forte, elle peut s’emparer des sujets environnementaux avec profondeur. 

Malgré les risques encourus à pratiquer le journalisme environnemental, les avantages du local sont nombreux : proximité des sources, connaissance du terrain, intérêt du public pour ce qui se passe proche de chez lui, … 

Bien au-delà de trancher le bien du mal, les journalistes environnementaux locaux décryptent une situation sans pour autant faire de la “chasse aux sorcières”.

La journaliste de Nice Matin Sophie Casals, évoque l’horizontalité des échanges au vue de la proximité entre journalistes et citoyens. 

“Remettre en perspective”- Catherine Simon

Parfois, un sujet national peut aussi avoir sa place dans les pages régionales. Tous les ans, une enquête nationale sort concernant les pesticides dans l’eau potable. L’enquête locale va en plus en profondeur : elle va évoquer les communes concernées, les pesticides impliqués et va chercher à connaître la cause de cette pollution. Pour la journaliste Catherine Simon, c’est une façon concrète de traiter l’information.

Bien qu’on pense souvent que la presse nationale est la plus lue, le titre le plus acheté en France est le journal régional Ouest France. Avec ses 626 643 diffusions payées, il dépasse largement Le Monde qui totalise 424 085 diffusions payées ou encore Le Figaro et ses 338 975 diffusions payées.

L’intérêt des lecteurs pour les sujets locaux s’explique par la loi de la proximité géographique. En effet, plus un événement se déroule près de chez soi plus on se sent concerné. Cela fonctionne particulièrement bien pour les sujets environnementaux. La déforestation en Amazonie est connue de tous depuis des années, mais lorsqu’il s’agit de la forêt à quelques kilomètres de son habitation l’attention est bien plus grande. Les citoyens concernés se sentent impliqués, ce qui les amène à chercher des solutions.

La presse locale ne se contente donc pas d’un constat mais se tourne de plus en plus vers un journalisme de solutions. A Nice Matin, une rubrique s’appelle d’ailleurs “Solutions“. Elle donne aussi bien des astuces du quotidien en faveur de l’environnement que des propositions de réaménagement d’un espace urbain.

Bérangère Duquenne et Léna Saint Jalmes

Horizons Médiatiques

Le monde raconté par les étudiant·es du Master Nouvelles Pratiques Journalistiques de l'Université Lumière Lyon 2.